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# Posté le mercredi 11 juin 2008 16:08
Modifié le mardi 01 juillet 2008 10:15



Mary sans trop d'ardeur à la fois enflammant
La rose qui cruelle ou déchirée et lasse
Même du blanc habit de pourpre le délace
Pour ouïr dans sa chair pleurer le diamant

Oui sans ces crises de rosée et gentiment
Ni brise quoique, avec, le ciel orageux passe
Jalouse d'apporter je ne sais quel espace
Au simple jour le jour très vrai du sentiment

Ne te semble-t-il pas, Mary, que chaque année
Dont sur ton front renaît la grâce spontanée
Suffise selon quelque apparence et pour moi

Comme un éventail frais dans la chambre s'étonne
À raviver du peu qu'il faut ici d'émoi
Toute notre native amitié monotone.





Texte : Mallarmé
Photographie : Neodecay

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# Posté le mardi 01 juillet 2008 11:16
Modifié le mardi 01 juillet 2008 15:28

.. Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. [Antoine de Saint-Exupéry] .

..   Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.     [Antoine de Saint-Exupéry]  .

L e . m i r o i r . b r i s é

Le petit homme qui chantait sans cesse
Le petit homme qui dansait dans ma tête
Le petit homme de la jeunesse
A cassé son lacet de soulier
Et toutes les baraques de la fête
Tout d'un coup se sont écroulées
Et dans le silence de cette fête
J'ai entendu ta voix heureuse
Ta voix déchirée et fragile
Enfantine et désolée
Venant de loin et qui m'appelait
Et j'ai mis ma main sur mon coeur
Où remuaient
Ensanglantés
Les sept éclats de glace de ton rire étoilé



Texte : Jacques Prévert
Photographie : BlueBlack

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# Posté le mardi 01 juillet 2008 19:23
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:32